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Le yoga ne m’a pas apporté l’abondance

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En Juin, j’ai offert de l’espace à ma charge mentale. En pleine formation de naturopathe, je prends du recul sur l’univers du bien-être et mes 5 ans depuis ma première formation de professeur de yoga.

J’en ai donc profité pour m’appliquer les conseils en marketing que je prodigue dans l’agence du labo slow life (ma newsletter en marketing et entrepreneuriat pour les professionnels du bien-être), et surtout, pour revenir à ce fameux “pourquoi”.

Pourquoi j’ai quitté Londres et sa vie à 100 à l’heure, pourquoi j’ai quitté un poste à responsabilité, des cours de yoga dans en studio, des relations, pourquoi je me suis lancée dans une formation de naturopathe. Et surtout, pourquoi j’ai lancé le labo slow life.

Parce que j’ai envie de trouver du sens, mais aussi d’en apporter. D’apporter ma pierre à l’édifice. Mais aussi de la valeur. Et tout cela, encore plus depuis que j’apprends sur la nutrition, le fonctionnement du corps et la santé naturelle dans le cadre de ma formation de naturopathie.

Et puis j’ai aussi envie d’apporter tout ce que j’aurais adoré avoir ou savoir quand j’étais directrice marketing en finance, et prof de yoga en parallèle, et qu’on me sortait “mais pourquoi tu es stressée, tu es prof de yoga!”. 

Alors que le problème ce n’était ni le yoga, ni moi, mais le cadre, le contexte, la vie en entreprise pas toujours adaptée aux cycles et émotions des femmes, et de façon plus générale, cette “fast life” dans laquelle on doit exceller au risque de n’être rien.

Et tout redémarre de là.

Le yoga ne m’a non seulement pas apporté l’abondance tant invoqué dans de multiples méditation et visualisations en tout genre, mais en plus il n’a pas été magique sur mon stress au travail.

Les mythes du bien-être

Avant de devenir professeur de yoga, quand j’allais en cours, j’avais une forme d’admiration pour les profs de yoga. Ils avaient l’air si zen, apaisés, et aguerris sur le monde. Comme si eux avaient trouvé la clé vers cette fameuse porte d’une vie faite de plénitude.

Mais ça, c’était avant de devenir prof de yoga, d’avoir des copines profs, et de travailler pour plusieurs studios avec les 2 casquettes de prof de yoga et constultante en marketing.

La réalité, c’est que ce n’est pas si “zen” et “aligné” d’aucun des deux côtés de la barrière.

Alors, avec une certaine déception, j’ai démonté les mythes.

Le mythe de la prof de yoga pas stressée. 

Le mythe que le yoga doit forcément s’inscrire dans une vie non capitalistique, mais dans un monde capitaliste. (Je cherche encore comment faire)

Le mythe que la naturopathie est forcément une histoire de plante et de druides dans la forêt, et donc incompatible avec un style de vie moderne, mais qu’elle doit forcément trouver un moyen de fonctionner dans ce contexte.

Le mythe que le marketing (mon métier) c’est mal et superficiel.

Donc voilà. Je reviens à mon pourquoi de base, en remettant ces questionnement au centre. 

L’amour pour le yoga, la naturo, le bien-être et un regard critique de leurs limites dans une société moderne.

Le monde moderne et la volonté de s’y inscrire et d’y avancer avec sérénité, mais les limites qu’il impose. Et les solutions que peuvent apporter les pratiques de bien-être et pleine conscience.

Une invitation au slow living dans le fast living.

Le yoga ne m’a pas apporté l’abondance

Le yoga ne m’a donc pas apporté l’abondance.

Mais il m’a apporté d’autres choses.

Déjà, le fait de naviguer avec beaucoup plus de douceur dans ce monde.

Mais aussi l’ancrage, la connexion à soit et au corps, un refuge toujours là pour venir s’y poser, une communauté, un accès à la pratique partout dans le monde, et bien entendu, la mobilité physique et la souplesse.

Il y a quelques temps, j’avais aussi listé les 15 choses qui ont changé dans ma vie depuis que je fais du yoga. En le relisant, le titre est un peu raccoleur, mais le fond est toujours vrai.

Et même si, comme justement exposé dans l’excellent essai, “le yoga, le nouvel esprit capitaliste” de Zineb Fahsi, il ne devrait pas servir à ça, force est de constater qu’il y est bien utile, et souvent presque vital.

Au fond, l’abondance, le yoga m’a appris qu’on se la créée nous-même.

Est-ce que l’abondance ce ne serait justement pas d’avoir un espace et des outils pour ralentir dans cette vie qui va si vite?

Faire des pauses slow dans un monde fast.

La pause slow dans le monde fast

Quand je réserve un cours de yoga à l’avance. Mon mental se calme immédiatement. Je sais que je vais avoir un espace de reconnection durant lequel je vais pouvoir relâcher la pression et laisser les tensions sur le tapis. Méditer, respirer. Le tout dans un espace de sécurité avec moi-même.

Quand je démarre des journées sans sport ou yoga, je sais que la journée va être plus compliquée.

Quand je prends un instant pour respirer, méditer, m’étirer, le mental se calme.

Le yoga m’a offert une boîte à outils pour mieux appréhender la vie. Rien que ça.

Et tout ça, c’est prouvé par la science depuis bien longtemps.

En naturo, on nous apprend aussi à quel point activer son système parasympathique, (en gros la partie “zen” de notre système nerveux), joue un rôle sur de multiples systèmes de notre corps et toute notre santé au sens large.

La pause slow serait donc même vitale.

L’exploration slow life continue

En m’amenant vers la naturo, le yoga m’a fait un autre cadeau.

Non seulement une compréhension scientifique mais aussi ésotérique du corps, des outils de santé naturelle cohérents, et un nouveau regard bien plus apaisé sur la vie.

Encore de l’abondance?

Et là, c’est un nouveau voyage bien au delà de tout ce que je pouvais imaginer qui s’est initié.

Mon labo slow life poursuit plus que jamais son exploration.

Mon pourquoi est aligné.

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