Fatigue chronique chez les femmes actives : 10 réflexes santé “sains” que j’ai arrêtés

De nos jours, on écoute souvent plus les conseils santé sur Instagram que les signaux de son propre corps. Résultats : La fatigue chronique chez les femmes actives est devenue une normalité. Et si certains conseils peuvent être utiles, ils sont rarement pensés pour des quotidiens chargés, où le stress est constant, la récupération partielle, et la fatigue — parfois jusqu’au burnout — déjà bien installée.
Pendant longtemps, j’ai fait “tout ce qu’il fallait” : sport, alimentation saine, routines bien-être.Et pourtant, j’étais fatiguée. Souvent à plat. Parfois en mode survie. (D’où l’idée de ce site pensé pour explorer comment ralentir sans tout plaquer).
Aujourd’hui, en tant que naturopathe, mais surtout en tant que femme active qui cherche un équilibre durable, j’ai arrêté certaines habitudes pourtant considérées comme “saines”.
Voici les 10 choses que je ne fais plus du tout, parce qu’elles ne soutenaient pas mon énergie — elles l’épuisaient.
1. Courir tôt le matin “pour bien démarrer la journée”
Pendant des années j’ai pratiqué la méthode Miracle Morning et j’adorais aller courir tôt le matin. Alors accepter que mon corps ne suivait plus, c’était pas simple.
De temps en temps, pourquoi pas.
Mais plus comme une solution miracle, encore moins quand je suis fatiguée, sous tension ou à jeun.
Le matin, le corps est déjà naturellement plus chargé en cortisol. Ajouter une contrainte physique intense peut accentuer la surcharge nerveuse, surtout chez les femmes actives déjà en déficit de récupération.
👉 Aujourd’hui, j’écoute mon état réel, pas une injonction.
2. Faire du cardio et du HIIT non-stop
Un peu, OK. Trop, non.
À haute dose, le cardio intense peut déséquilibrer le système hormonal et entretenir un état inflammatoire de fond.
Le yoga – sous toutes ses formes – reste pour moi l’outil le plus puissant pour réguler le système nerveux, sans agresser le corps. Ajouter du yin yoga de temps en temps entre des pratiques dynamiques est d’ailleurs pépite pour “ajouter du slow dans le fast”.
Bouger, oui. S’épuiser pour “se dépasser”, non.
3. Respirer seulement quand je suis stressée
Respirer uniquement quand ça va mal, c’est comme boire de l’eau seulement quand on est déshydratée.
La vraie régulation ne se fait pas en urgence.
Elle se construit dans une pratique quotidienne simple, même quand tout va bien.
Désormais je fais de la cohérence cardiaque au quotidien. J’ai trouvé des façons de la mettre en place régulièrement. Et je sais tellement écouter mon corps que je sais quand c’est non négociable d’en faire.
J’ai arrêté de réparer. Je préviens.
(Et c’est exactement ce que j’apprends à faire à mes clientes dans mon accompagnement PULSE qui aide les femmes à avancer sans finir en burn-out ou dérèglement hormonal).
4. Accumuler les routines bien-être
À une époque, j’enchainais méditation, sport, compléments, journaling un peu en mode performance. (J’en ai parlé dans ma newsletter RESET d’ailleurs)
Résultat : encore plus de pression. Des taux de cortisols dérégulés. Un corps qui ne s’écoute plus.
Trop de “self-care” peut devenir une forme de performance déguisée.
Mon système nerveux a besoin de simplicité, pas d’une to-do list bien-être.
Désormais quand je sens la fatigue, j’enlève plus que je n’ajoute.
5. Faire des grasses matinées pour “rattraper ma fatigue”
Le corps ne se régule pas avec des shots de repos, mais avec de la régularité.
Dormir beaucoup un jour et peu le reste de la semaine entretient un effet yoyo sur l’énergie.
Je soigne désormais mon sommeil en semaine, là où tout se joue vraiment.
La régularité c’est la clé pour un système nerveux apaisé.
6. Manger une salade froide le midi
Salade froide, peu de protéines, digestion difficile…
Chez beaucoup de femmes stressées, c’est la recette parfaite pour le crash de 15h.
Je privilégie des repas chauds, nourrissants, avec suffisamment de protéines pour soutenir l’énergie et la concentration.
J’envisage ce que je mange comme une “alimentation santé” et “alimentation anti stress“. Si mon système digestif est à plat, je sais que ce sera contre productif.
7. Boire des smoothies et jus “vitaminés”
Ça c’est vraiment l’erreur de base
Ils ont une image healthy, mais contiennent souvent plus de sucre que de vrais nutriments assimilables.
À long terme, ça peut déséquilibrer la glycémie et fatiguer encore plus le système nerveux.
Résultat : Plus d’inflammation et de fatigue.
Je lis les ingrédients reviens aux aliments bruts, simples, mastiqués.
8. Manger végétarien (sans stratégie)
Pas parce que c’est “mal”.
Mais parce que ça ne s’improvise pas, surtout en période de fatigue.
Mon corps a besoin de fer, de B12 et de protéines complètes.
Aujourd’hui, je fais des choix alimentaires qui me soutiennent réellement, pas idéologiquement.
9. Forcer le slow living
Ralentir, oui.
S’ennuyer ou s’éteindre, non.
J’ai testé la slow life mais j’avais besoin d’être stimulée.
J’aime être stimulée, créer, apprendre, bouger.
Je cherche un équilibre vivant, pas une mise sur pause forcée.
J’ai appris à ajouter du slow dans le fast.
10. Essayer d’être “positive” tout le temps
Vouloir être positive en permanence, c’est nier une partie du réel.
J’ai appris que l’énergie revient quand on autorise les émotions, pas quand on les étouffe sous des mantras.
C’est OK de ne pas toujours être OK.
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